29 janvier 2008

Quartier général

Fin de soirée. C’est la fête au quartier général du néant. Elle enlève une de ses chaussures sous la table, étend sa jambe de mon côté et caresse d’un air indolent le chat de son pied nu. Ce n’est pas très pratique, le chat est loin, visiblement surpris par ce câlin maladroit, il fixe sa maîtresse d’un oeil agacé ; la pose doit être profondément pénible, pourtant la jeune femme persévère à malaxer cette pauvre bête visiblement tourmentée, et joue la désinvolture en lançant quelques regards appuyés dans ma direction afin de s’assurer de mon éventuel émoi. Je réprime une envie de rire. Injuste : « Pompon, attaque ! »

Le vide se décline en tierce et en quinte. Peut-être aurais-je été sensible à cette comédie si je n’avais pas évoqué, quelques minutes avant, mon intérêt pour les jolis pieds et si la demoiselle ne nous avait pas fait un exposé précis, à grand renfort de « ben quoi ! », sur son amour pour tout ce que je hais.

Commentaires

Sincèrement, votre commentaire sur mon blog, est si vrai!

Bravo pour votre perspicacité!



Valérie

Ecrit par : valérie bergmann | 30 janvier 2008

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